 |


Quelques conseils de bon sens !

Les règles d'or de l'emprunteur Quel que soit le prêt que vous allez choisir pour financer
votre acquisition, voici quelques règles d'or à observer :
- ne vous endettez pas au-delà de ce qui est
raisonnable. Beaucoup d'emprunteurs se sont retrouvés dans des
situations dramatiques de surendettement pour avoir mal apprécié
la charge que représente le remboursement d'un prêt. Même
si chaque cas est un cas particulier, on considére qu'il ne faut pas
consacrer plus de 30 % de ses revenus à des remboursements d'emprunt
;
- faites jouer la concurrence entre les différents
établissements de crédit. Aujourd'hui, tout est négociable
: le taux d'intérêt bien sûr, mais aussi les frais de
dossier, le coût des assurances, le montant des pénalités
en cas de remboursement anticipé total ou partiel, etc. Votre
capacité à négocier sera évidemment fonction de vos
revenus, du montant de votre emprunt, de la qualité des relations
nouées avec votre banquier, ... mais aussi du montage financier de votre
opération : disposer d'un apport personnel est un "plus"
vis-à-vis des banquiers, car il est la preuve de votre capacité
d'épargne, et donc de la bonne gestion de vos revenus. Cet apport sera
constitué de vos économies, mais aussi des prêts
d'épargne logement, du prêt 1 % logement si vous y avez droit et
de tous les petits prêts que vous pourrez obtenir.
Afin de faire
jouer la concurrence au maximum, n'hésitez pas à contacter, en
plus des banques ou des établissements de crédit, les courtiers
qui peuvent, grâce au volume de prêt qu'ils négocient,
obtenir pour vous des conditions préférentielles.
Si vous achetez dans du neuf, n'hésitez pas non plus
à étudier avec attention les offres de prêt que peuvent
vous proposer les promoteurs, car ces offres peuvent parfois être
très intéressantes, en raison là encore des volumes de
prêts qui sont négociés ;
- lorsque vous comparerez différentes offres, ne vous
attachez pas seulement au taux d'intérêt. Ce qui compte, c'est le
coût total de votre crédit, c'est-à-dire le montant total
de ce que vous aurez remboursé au bout des 10 ou 15 ans de votre
prêt : capital, intérêts, assurances, coût de
l'hypothèque, frais de dossier, ... Pour effectuer cette comparaison,
reportez-vous au taux effectif global (TEG) qui doit figurer sur l'offre que
vous transmet la banque.
- avant d'aller voir les établissements de
crédit, préparez bien votre dossier. Faites le point sur votre
apport personnel, vos revenus réguliers, vos charges actuelles, ... Ce
sera la preuve que vous avez bien réfléchi à la
faisabilité de l'opération que vous envisagez de
réaliser.
N'oubliez pas que pour vous aider à
rembourser un emprunt destiné au financement de votre résidence
principale neuve ou ancienne, vous pouvez prétendre, si vous remplissez
certaines conditions, à une aide
au logement. Mais n'oubliez pas non plus que ces aides au logement
sont révisées chaque année en fonction de votre situation,
et que rien ne vous garantit qu'elles vous seront versées tout au long
de votre prêt.

Quels sont les prêts à privilégier
? Depuis quelques années, les établissements de
crédit rivalisent d'imagination pour offrir aux particuliers emprunteurs
les types de prêts les plus adaptés à leur situation ou
à leur psychologie (les emprunteurs les plus prudents s'engageront
toujours sur des prêts à taux fixe et à mensualités
constantes). Vous trouverez ainsi sur le marché des prêts
à taux fixes à mensualités constantes ou modulables,
d'autres à taux révisables classiques ou capés, des
crédits relais... Sachez qu'il existe également des
prêts spécialement étudiés pour les
acquéreurs qui souhaitent réaliser un investissement locatif,
notamment dans le cadre du dispositif "Besson". Le principal d'entre eux est le
prêt in fine couplé à un produit
d'épargne du type assurance vie : durant le prêt in
fine, l'emprunteur ne rembourse que les intérêts,
déductibles de ses revenus fonciers ; il ne remboursera le capital
qu'avec la dernière échéance du prêt. Pour cela, il
se servira du capital placé sur le produit d'épargne. L'avantage
est de pouvoir ainsi, durant la phase de remboursement du prêt,
déduire un maximum d'intérêts de ses revenus fonciers afin
de générer un déficit foncier déductible du revenu
imposable et, par contrecoup, réduire le montant de l'impôt
à payer. Aux côtés des prêts bancaires traditionnels,
dont les modalités sont négociées directement entre
l'emprunteur et sa banque, vous trouverez aussi d'autres prêts, en
principe plus avantageux, mais soumis à certaines conditions. En voici
la liste et le détail, en partant du plus intéressant pour
l'emprunteur : Pour boucler votre financement, n'oubliez pas,
si vous le pouvez, de solliciter les prêts suivants, d'un montant
limité, mais au taux d'intérêt souvent imbattable :
prêt du 1 % logement si vous êtes salarié d'une entreprise
de plus de 10 personnes (les fonctionnaires peuvent prétendre à
un prêt spécifique) ; prêts des caisses de retraite (qui,
contrairement à ce que l'on pourrait croire, ne s'adressent pas qu'aux
retraités...) ; prêts à caractère social
attribué par les CAF ; prêts des départements ou des
communes.(renseignements directement auprès des organismes).
|
 |
  |